OpenAI redéfinit les rôles de son assistant conversationnel. Terminé l’IA qui se contente de discuter. Avec l’apparition du mode agent, ChatGPT commence à exécuter des tâches concrètes : il peut programmer des rendez-vous, remplir des formulaires, rédiger des documents ou interagir avec des outils du quotidien professionnel. Une avancée qui traduit une tendance de fond dans l’univers IT : l’évolution de l’IA vers un assistant opérationnel et intégré.
Du blabla à l’action : une mutation assumée par l’IA
Depuis sa mise sur le marché, ChatGPT a souvent été perçu comme un outil d’aide à la réflexion ou à la production de contenu. Mais la version actuelle va plus loin. OpenAI lui donne aujourd’hui des mains et des jambes, en intégrant des modules comme Operator ou Deep Research. L’objectif ? Le rendre apte à agir dans des environnements réels, au sein de workflows professionnels. Et ce n’est plus une projection : dans certaines entreprises, l’assistant réserve des salles, synchronise des agendas ou prépare des rapports.
L’assistant IA qui anticipe (et bosse)
La promesse du mode agent, c’est de réduire la charge mentale. Plus besoin de jongler entre outils, mails, fichiers et tableaux de bord. L’IA prend en main les petites tâches, mais pas sans pertinence : elle croise des données, identifie les priorités, propose des actions. Par exemple, elle peut créer un planning de rendez-vous en tenant compte des disponibilités internes et de l’actualité du secteur. Ou suggérer un ordre du jour basé sur l’analyse des échanges précédents.
Des entreprises y voient une manière d’optimiser l’usage de leurs outils IT, en créant un pont entre les données et l’action. Mais ce décalage vers l’opérationnel soulève une question clé : qui contrôle l’IA ?
Confiance, validation et vigilance
Pas question de laisser l’IA décider seule. OpenAI a prévu un système de validation humaine pour toutes les actions jugées sensibles. Qu’il s’agisse de dépenser de l’argent, d’envoyer des mails ou de manipuler des données personnelles, l’utilisateur reste aux commandes.
Ce garde-fou s’intègre dans un ensemble plus large baptisé Preparedness Framework. Le but ? Encadrer l’utilisation de l’IA dans les environnements critiques. Autrement dit, permettre à l’IA d’aider sans jamais prendre les rênes.
Un assistant IA, mais pas encore partout
ChatGPT mode agent dialogue déjà avec de nombreux outils : Gmail, Outlook, Teams, Google Calendar, SharePoint, GitHub, Hubspot… Il se glisse dans les systèmes d’information comme un nouvel acteur silencieux, réactif et multitâche.
Pour l’instant, cette fonctionnalité reste limitée à certaines formules (Pro, Plus, Team). Et les utilisateurs français devront encore patienter : le déploiement dans l’Hexagone est bloqué pour des raisons de conformité. Aucun calendrier n’a filtré, mais l’ambition est claire : faire de l’IA un véritable collaborateur du quotidien.